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Published : Juillet 25, 2012

 

Je m’appelle Sophie, j’ai 22 ans et je suis originaire de la région parisienne.

L’année dernière, après avoir terminée ma licence en Science Politique à l’Institut Catholique de Paris, je me suis sentie un peu perdue. Il y avait un trop grand nombre de possibilités et donc de choix à faire concernant mon futur.

Après de longues heures passées sur le net je suis tombée sur la fiche de Tikkun Olam à Tel Aviv-Jaffa (www.tikkunolamisrael.org). J’ai tout de suite accroché avec ce programme car il proposait exactement ce que je cherchais pour cette période de ma vie.

Tikkun Olam aborde la société israélienne d’une manière théorique grâce à des professeurs compétents qui nous permettent de comprendre un peu mieux chaque jour la complexité de la situation. De l’autre côté, nous avons la chance de pouvoir être actif au sein de cette société en travaillant en tant que bénévole trois jours par semaine.

Je suis actuellement bénévole dans trois différentes associations.

La première est un collège réunissant des jeunes juifs et arabes provenant de milieux souvent défavorisés. Le programme auquel je participe a pour objectif de donner une chance supplémentaire aux élèves en leur offrant des cours d’anglais adaptés à leurs niveaux. Je prépare donc des cours tendant à être stimulants et créatifs pour une classe de 4ème, afin qu’ils puissent pratiquer la langue dans une atmosphère détendue et amusante. Je m’occupe aussi des élèves qui ont plus de difficultés en les aidant à faire leurs devoirs en « one on one ». Cette expérience en particulier m’a beaucoup apporté car j’ai depuis longtemps eu l’envie d’enseigner mais j’avais peur de ne pas être capable. Ce collège m’a permis de voir que j’avais les capacités de diriger une classe d’adolescents tout en m’apprenant à chaque fois comment m’améliorer.

La seconde association où je travaille est un centre communautaire juif et arabe, un bâtiment impressionnant entouré d’herbe et donnant vue sur la mer. Là-bas, je suis entourée de plus jeunes enfants entre 4 et 8 ans. Je joue avec eux et nous leurs offrons un repas après leur journée d’école. J’ai souvent l’impression que cet endroit m’apporte beaucoup plus que ce je lui apporte. On apprend en effet beaucoup de choses lorsqu’on est en présence d’enfants qui ne disent que ce qu’ils pensent et ne font que ce qu’ils veulent. J’ai compris d’avantage la société dans laquelle je vivais en les observant jouer et interagir. Des images spécifiques sautent à mon esprit. Je me revois jouer au marchand avec le petit Hassan âgé de 7 ans qui s’est mis à marchander pour économiser le nombre de pièces imaginaires qu’il avait à me donner. Ou encore la petite Angel qui à 6 ans est déjà capable de rouler des épaules et faire vaciller son ventre comme une princesse de Saba.

Le dernier projet auquel je participe est un centre dont l’objectif est de favoriser l’intégration des juifs éthiopiens en Israël. Les éthiopiens d’Israël ont pour la plupart connu des conditions de vie et des épreuves au-delà de notre imagination, lorsqu’ils arrivent en Israël leur judéité est souvent remise en question et ils ont tendance à vivre en marge de la société. Le centre dans lequel je travaille facilite leur intégration en leur offrant des cours d’hébreu, ce qui leur permet de trouver plus facilement du travail. De mon côté je m’occupe d’organiser des activités comme des cours de danse et des soirées afin que tout le monde se réunisse et se change les idées.

 

Mon expérience avec Tikkun Olam à Tel Aviv-Jaffa n’est pas encore terminée, mais je peux déjà dire qu’elle m’a appris énormément de choses sur le monde qui m’entoure et sur moi-même. J’ai le sentiment d’avoir acquis des outils indispensables pour construire un avenir qui a du sens à mes yeux et où je me sens utile.

 

Published : Juillet 25, 2012

 

Je m’appelle Jérémy, je viens d’avoir 24 ans.

 

Il y a maintenant près de 4 mois, j’ai fait le choix de partir en Israel pour y faire mon stage de fin d’étude. Ayant suivi un master en « International Business », quel autre choix était meilleur que celui-ci ? Israel est un pays qui a besoin en permanence de développer ses échanges commerciaux à l’international, tout en étant une terre d’accueil, créée par des immigrants issus des 4 coins du monde.
Tout naturellement, j’ai ainsi commencé à chercher un stage. Une bonne cinquantaine d’emails plus tard, le manque d’opportunité a commencé à me refroidir. Il me fallait de l’aide, et vite! Je me suis donc tourné vers mes contacts personnels. De ce côté aussi, j’ai joué de malchance. Jusqu’au jour où, au gré de mes recherches sur internet, je suis tombé sur une association. Quel mal y avait-il à les contacter? Gvahim. Honnêtement, leur offre avait l’air trop belle pour être vraie. Le lendemain, je leur ai envoyé un petit mail. Et puis tout s’est enchainé rapidement. En quelques jours, j’ai acheté mon billet d’avion, j’ai récupéré mon visa, et je me suis retrouvé en Israel. A mon arrivée, les deux responsables du programme Joy et Annie-Claire, m’ont aidé à trouver un logement, et l’aventure à commencé.Aujourd’hui, je travaille dans l’entreprise Cukierman & Co. J’organise un salon qui a pour but de resserrer les liens économiques et politiques entre L’Europe et Israel. J’apprends tous les jours et j’ai vraiment l’impression de progresser, de m’épanouir. Les cours d’Oulpan me permettent de mieux comprendre ce qu’il se passe autour de moi, et bien sûr, de communiquer. Les évènements organisés par Gvahim me permettent de rencontrer d’autres jeunes dans le même cas que moi, et de nous ouvrir sur un sujet différent à chaque fois.Attention cependant, je dois vous mettre en garde. Soyez certains que si vous menez une expérience comme celle-ci, vos chances de rentrer un jour dans votre pays natal s’amenuisent avec les mois. Personnellement, il m’a fallut un tout petit mois pour comprendre que je ne rentrerai pas à Paris, et commencer à organiser ma vie ici.

 

Merci Gvahim!

 

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