par Erin Kopelow
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Liliya Dudnik, (23ans) est venue la première fois en Israël depuis son pays d’orignie, la Biélorussie, dans le cadre de Sar-El, un programme de trois semaines qui donne à ses participants un goût prononcé de la vie en Israël au sein de l’armée israélienne comprenant des manœuvres, de la course à pieds et des pompes. En y repensant, Liliya nous commente avec un sourire, « ce ne fus drôle pour aucun de nous, mais je suis contente de l’avoir fait. » |
Souhaitant une expérience plus profonde du pays, Liliya décida de revenir en Israël avec le programme Carrière plus, une option attrayante pour les post-universitaires étant donné le niveau d’indépendance garanti aux participants.
« En plus, le cadre indépendant du programme te permettra d’expérimenter la vraie vie en Israël. C’est une opportunité merveilleuse pour les diplômés désirant se préparé à un doctorat ou au marché de l’emploi de leur profession. »
Ayant étudié l’anglais et l’allemand et désirant faire un MASTER en linguistiques, Liliya rechercha un stage se concentrant sur des tâches de traduction. Carrière plus la mit en contact avec The Task Force on Human Trafficking (TFHT), une organization qui travaille à l’élimintation du trafic humain en Israël.
Avant d’entrer dans cette organisation, Liliya s’exclame ne jamais avoir su que le traffic sexuel existait en Israël. Durant son entretien avec TFHT elle fut avertie que « son travail ne serait pas facile ». Néanmoins elle décida de s’en accommoder et son travail actuel ne consiste pas seulement à traduire des informations générales pour le site internet du TFHT mais également à traduire directement des témoignages de victimes. « C’est vraiment dur. Elles te racontent tout. »
On estime entre 600 000 et 800 000 le nombre de femmes et d’enfants vendus au-delà des frontières internationales chaque année. Le nombre estimé de femmes trafiquées en Israël est difficile à calculer, mais selon le gouverment israélien, il s’élève à 3000 individus trafiqués en Israël chaque année, alors que l’ONG estime un nombre beaucoup plus important.
Pourtant, pour faire le travail d’une organisation telle que TFHT, les faits concernant la nature du trafic humain en Israël sont connus. Des femmes, essentiellement de Moldovie, d’Ukraine, d’Uzbekistan, d’Ayerbaijan et de Russie sont leurrées par les promesses des trafiquants au sujet d'un travail en Occident à des femmes en quête de postes de serveuse, de danseuse ou de nourrice. Ces femmes sont envoyées en Egypte où leur passport est confisqué puis on les fait immédiatement entrer clandestinement par le désert du Sinai en Israël par des routes utilisées habituellement pour le trafic de drogues et d’armes. Cet échange et effectué par les traficants de l’Europe de l’Est et des Bédouins utilisant les connexions habituelles des deux côtés de la frontière pour faire passer ces femmes en même temps que des armes légères et de la drogue. Sur la route, les hommes transportant ces femmes les initient souvent à l’industrie en les violant et les abusant phyisiquement. A leur arrivée en Israël, les femmes sont vendues, souvent lors d’enchères « un reste des ventes d’esclaves du 19ème siècle » (site TFHT) où elles sont mises à nu, inspectées puis mises à prix entre 5000$ et 10000$. L’âge moyen de ces femmes est de 23 ans.
Après avoir été achetées, les femmes sont emprisonnées dans des bordels ou dans des « appartements discrets » où elles sont forcées de travailler 14 à 18 heures par jour, « servant » une moyenne de 10 à 15 clients par jour « sans tenir compte de leur condition physique » (site de TFHT). Les femmes ne recoivent aucun ou très peu de « bénéfice ». Selon le site du TFHT, « on estime que les hommes en Israël vont 1 million de fois dans des bordels par mois dans le pays. »
Israël reçu une critique sévère et des menaces de sanctions des Etats-Unis étant donné « son effraction des standards minimums » pour éliminer le trafic. Comme résultat d’une telle pression internationale, selon un article du 7 novembre 2007 de la BBC, Israël a commencé à faire des progrès pour sévir sur l’industrie jusqu’alors rampante à l’intérieur de ses frontières.
Liliya m’explique que les fonctions du TFHT visent le trafic sexuel en Israël de trois façons : la première, en encourageant « des mesures plus fortes du gourvernement pour stopper les trafiquants », la deuxième, en assurant « des droits et des services meilleurs aux victimes » et la troisième, en sensibilisant le public au trafic en Israël. » Le jour avant notre entretien, Liliya assista à une conférence sur la question à Tel Aviv où se joinrent d’importantes personnalités comme des membres de la Knesset et l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël. La réponse que reçu la conférence fut encourageante, commenta Liliya, et depuis les initiatives du gouvernement israélien et d’ONG comme TFHT, continue-t-elle, « les chiffres (de femmes vendues) ont baissé de façon significative. »
Pour plus d’informations sur le Task Force on Human Trafficking :
- www.tfht.org
- l’article de BBC (mentionné dans cet article) "Israel's fight against sex trafficking."
Un article recent du Jerusalem Post :"State still falters on Human Trafficking."